Black Cherry : Visions sur le Métal Progressif et l'actualité

Musique Progressive et instants de vie, voilà un peu le sujet de mon Blog. Mais si la Musique est ma passion, la photo, le cinéma, les livres, les jeux et les sciences sont autant de thèmes aussi abordés ici. Bonne visite :)

15 mai 2009

Nouvel album de Pain of Salvation en 2009 ?

Pain

Cela fait maintenant un peu plus de 2 ans que le dernier album de Pain of Salvation, Scarsick, est disponible dans les bacs et les adorateurs du métal torturé et organique des Suédois que nous sommes commencent à trouver  le temps long. Il faut rappeler que le groupe à subit ses dernières années quelques changements de line up, à commencer par le départ du bassiste Kristoffer Gildenlöw, frère de Daniel, après l'enregistrement de BE, puis par le triste départ de l'excellent batteur Johan Langell, celui ci voulant désormais s'occuper de sa famille. C'est le français Leo Margarit qui officie à présent à la batterie depuis le Motstøy Festival de Notodden ayant eu lieu en 2007.

Alors oui, Pain of Salvation a sorti un double CD-DVD il y a 2 mois, intitulé On The Two Deaths Of Pain Of Salvation, mais cela ne saurait tarir notre envi d'en découvrir plus sur ce qui se passe dans la tête de Gildenlöw et ses potes. Mais  en ne fouillant pas plus loin que sur le site du fan club officiel français, on peut apprendre que le prochain album de Pain of Salvation sortirait vers la fin de l'année 2009. Les spéculations vont alors bon train sur le contenu de celui ci, notamment sur un éventuel The Perfect Element part III, Scarsick étant la deuxième partie de ce concept entamé en 2000 par l'excellent album éponyme. Il est sûr en tout cas que si l'information révélée sur ce site est vraie nous ne devrions pas tarder à en apprendre plus d'ici quelques mois.

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20 décembre 2008

Opeth ou quand la musique devient schizophrène...

opeth_wallpaper2Opeth, un nom de groupe atypique pour une musique qui l'est tout autant. Si l'on se réfère du côté littéraire, Opet signifie  " La fille de la Lune " et est le nom de l'Empire fictif crée par Wilbur Smith dans son lire Sunbird. Déjà on peut entrevoir la dualité du groupe en se penchant sur son nom. Son leader Mikeal Akerfeldt semblant vouloir nous montrer dans chacune de ces compositions les deux faces de la Lune, l'une après l'autre.
Mélancolie et rage. Brutalité et douceur. Mystère et triste évidence. Chaque partie embellissant l'autre.
C'est donc parois le côté clair qui est à l'honneur, chargé d'ambiances planantes et de guitares folks, de voix cristallines et de lignes de batterie épurées. Soudainement le côté sombre fait son entrée fracassante à coup de double pédale rythmant le légendaire grunt du chanteur sur fond de riff complexe, mêlant souvent acoustique et électrique pour un effet dévastateur de beauté.

Chaque groupe a son album " clé de voûte ", la pièce maîtresse que l'on conseillera au néophyte souhaitant s'essayer à un nouveau son. Pour Opeth il s'agit de Blackwater Park. Mais en ce qui concerne ces épatants Suédois il ne s'agit pas d'une pierre mais bel et bien d'une montagne tellement l'album est une réussite à tous les niveaux. Une personne m'a dit un jour " C'est bien simple, que je commence à écouter Blackwater Park je ne peux rien entreprendre d'autre avant de l'avoir écouter en entier ". Cela résume plutôt bien ce que provoque cet album sur quiconque aime la musique de ses Suédois visionnaires ou le metal en général. Cette œuvre regroupe tous les visages, toutes les couleurs de leur musique. Chaque chanson est un voyage en eau trouble qui s'éclaircit au fil des écoutes. Une terrible sensation de fraicheur musical s'en dégage alors. Car c'est bien cet album que vous écouterez encore à l'âge de 60 ans, celui ci situé dans votre discothèque entre les vinyles de Led Zeppelin et de Vivaldi.

Mais si l'on peut qualifier la musique de Led Zep comme du hard rock sauce 70's et celle de Vivaldi comme du classique, bien malin sera celui qui saura décrire la musique d'Opeth ne serait-ce qu'en trois mots. Car c'est bien un mélange de metal, death, folk, progressif, black, jazz, atmosphérico-mélancolico-gothique auquel on est confronté ici. Très déstabilisant de prime abord ( c'est rien de le dire ), les changements de rythmes et de sonorités constituent un mets exquis pour nos oreilles en constante recherche de stimulus mélodiques. Les compositions atteignant souvent les 10 minutes et ne suivant que rarement le schéma couplet/refrain/couplet ô combien ennuyeux, c'est toute une histoire qui a le temps de s'installer afin de mieux nous transporter dans les forets brumeuse de Suède. Déservie par des paroles poêtique aux rimes savant, traitant du doute, de la mélancolie, parfois d'amour et souvent d'introspection, les disc d'Opeth sont de véritable romans noirs poétiques. Agrémentez le tout de somptueux artworks comme dans la version collector du dernier Watershed et vous comprendrez peut être pourquoi je hisse ce groupe au dessus de tous. Je me demande si ce n'est pas justement l'air nordique qui inspire autant ces messieux car de Suède aussi provient les mélodies envoûtantes de Pain of Salvation, groupe qui mérite tout autant un billet entier tellement leur style est  unique. Peut être les géants américains de Dream Theater devraient y faire un tour de ce côté ci de l'Europe ...

Yann

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