25 juin 2009
Transformers : Revenge of The Fallen
L'avantage des blockbusters américains comme Transformers c'est que l'on sais pertinemment à l'avance ce que l'on va voir. De l'action, des explosions, des dialogues niais, des explosions, un héros teenager, de superbes nanas à la pelle, tellement que l'on se demande si il n'y a pas là aussi des effets spéciaux, et pour finir des explosions. De ce côté Revenge of the Fallen ne nous déçoit pas, mais alors pas du tout. Dès le début nous retrouvons nos robots géants pour des effets pyrotechniques de folie, époustouflant de réalisme. C'est bien simple, je me demande encore comment c'est possible d'animer à la perfection ces monstres de synthèses. Les bimbos de services sont toujours présentes, les répliques ras-de-terre sont aussi de la partie et l'humour est heureusement pour nous relativement léger et disséminé judicieusement. Bref, ceci est le film pop corn par excellence et il est bien sûr de rigueur de laisser son cerveau à l'entrée du cinoche pour ce genre de spectacle. Vous serez prévenu.
Yann
27 mai 2009
Mulholland Drive
Mulholland Drive voilà un film qui a changé à jamais ma vie de spectateur. Même après de multiples projections ce voyage mentale et psychique me laisse toujours dans le même état de subjugation. Dans ses anciens films tels Lost Highway ou Twin Peaks, David Lynch explorait déjà ce qu’on pourrait appeler un monde ou les personnages sont incessamment confrontés aux reflets de leurs rêves ou pires cauchemars. Mais Mulholland Drive s’impose comme étant l’œuvre la plus maîtrisée tant au niveau du fond que de la forme. David Lynch développe un tel pouvoir hypnotique avec cette œuvre qu’il ne nous laisse pas sans émoi.
Mulholland Drive pourrait donc être à nouveau l’adaptation animée d’une introspection mentale, peinte dans un milieu glauque et très réaliste, où l’on retrouve tous les ingrédients et aspirations qui sont chères à notre auteur. Il remet donc à l’image les pulsions érotiques qui l’animent, éveillant à la fois complaisance et curiosité, et donnant au film une sensibilité à la chaleur surnaturelle. Une scène qui restera gravée dans la mémoire, tant par sa sensualité que par sa force d’interprétation, est celle ou Betty au milieu d’un acte lesbien transcendantale chuchote « I am in love with you ». A souligner aussi que beaucoup de scènes grotesques, voir incongrues, subviennent sans raison apparente, si ce n’est qu’elles sont essentiellement des symboles faisant office de guides dans le rêve que Diane, Betty ou Rita pourrait traverser…Toutes les questions que confrontent le film ne sont jamais résolues explicitement, ce qui nous oblige alors à imaginer ce que pourrait être Mulholand Drive : une fresque repoussant les lois de la chronologie, du sens donné aux images, aux dialogues, ou la mise en abîme d’une descente au fin fond d'un univers reflétant l’inquiétude et le doute des protagonistes principaux. Jamais l’on arrivera à reconstituer un semblant d’intrigue ou la trame de l’histoire. David se joue de nous tout au long des deux tableaux qu’il dessine, et prend un malin plaisir à dérouter son spectateur en l’abandonnant aux songes et aux troubles de la même manière qu’il guide ses acteurs vers une marche aveugle et tourmentée.
Je n’ajouterai rien de plus ne voulant pas enfermer Mullholland Drive dans une bulle explicative et dévoiler ce qui fait toute la beauté de cette sphère mystique et paranoïaque. Regardons le plutôt comme une expérience de spectateur inoubliable ou l’évasion et la méditation n’ont jamais atteint de tels sommets. David Lynch émeut, dérange, apeure et interroge dans ce labyrinthe d’une profondeur énigmatique infinie qui redonne au mot « cinéma » toute sa dimension.
Toad
07 mai 2009
Millénium Le Film : Réjouissement ou inquiétude...
Ce sera Mercredi 13 mai que Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, premier volet de la série en 3 tomes Millénium écrite par le Suédois Stieg Larsson sortira dans les salles. Ce talentueux romancier malheureusement décédé a su, grâce à un récit parfaitement maîtrisé, faire de cette trilogie un grand moment de lecture. Et je doute fort que le film puisse rendre hommage à son écriture. Pourquoi un tel scepticisme de ma part ?
L’affiche est absolument affreuse et si le contenu du film
est aussi négligé que celle–ci cela ne laisse présager rien de bon. Autre
détail, Noomi Rapace, l’actrice incarnant le personnage de Lisbeth Salander, est
à mon goût bien trop belle et sexy et ne reflète en aucun cas l’image que l’on
se faisait de l’héroïne dans le roman. Et pour finir je ne pense pas que 2h20
(aussi longue durée soit elle pour un film) soit un temps suffisant pour reproduire
une adaptation fidèle du livre.
Mais ce serait injuste de critiquer ainsi avant même d’avoir vu sur grand écran ce premier opus de la saga. Espérons seulement qu’il ne fasse pas l’objet d’un cinéma commercial répugnant dont on a déjà subit les méfaits par le passé avec l’adaptation désastreuse de Da Vinci Code, réalisé par le plus que médiocre Ron Howard (et dire qu’il ose remettre ça avec Anges et Démons cette année… )
Amis fans prenons garde !
Toad
07 avril 2009
Et de 10 !
Comme le fait remarquer mon photographe de frère sur son photoblog, le 31 Mars cela faisait déja 10 ans que Matrix sortait sur les écrans de cinémas US, ce qui ne nous rajeuni pas. Si le premier Matrix me fait frissonner à chaque visionnage, ce n'est pas vraiment le cas des deux autres. Bien entendu les scènes du château ou les burly brawls sont absolument démentiels et jouissives, mais à l'instar de la musique, la technicité et la virtuosité ne garantissent pas toujours (loin de là) l'émotion et le charme.
Il n'empêche, Reloaded et Revolution sont quand même dans le même esprit que Matrix "vanilla" et certaines scènes des deux suites restent mythiques comme le premier envol de Neo ou les différentes tirades de l'Oracle et de l'Architecte. Quant à Animatrix, c'est pour moi un chef d'œuvre d'immersion, surtout dû au format manga qui est indéniablement le meilleur support pour faire transpirer une œuvre de poésie. Et si "Seconde Renaissance" part I et II sont des chefs d'œuvres, mon coup de cœur va à "Record du monde", très encré dans la réalité. C'est d'ailleurs pour ça que Matrix est si fort : et si tout cela était vrai ?
Joyeux anniversaire à cette oeuvre magistrale et merci aux Wachowski bros !
Je profite de ce billet pour dire que mon morceau The Black Whale est presque fini d'être tablé sur Cubase, chose qui prend énormément de temps. Il ne me reste plus qu'a enregistrer les nombreuses pistes de guitare. Si certains désirent des tuyaux sur Cubases ou le Pod GX, que j'utilisent pour mes enregitrements, il suffit de demander ^^
Aussi, Deezer ne semble plus laisser la possibilité aux artistes de partager leurs oeuvres via leur lecteur, c'est pourquoi ma composition First Blood à été remplacée par Bleak d'Opeth dans le lecteur en au à gauche. Je vais donc fouiner pour trouver un nouveau lecteur Mp3 exportable sur un blog.
Yann






